Témoignage : Olivier, 30 ans, employé de la fonction publique et gendarme réserviste (Rhône-Alpes)

Après Jo, et Viv’s, merci à Olivier d’avoir donné de son temps pour témoigner sur sa carrière de gendarme réserviste ! A noter son évolution grâce aux formations (DAR, APJA), et l’habilitation TASER relativement rare en réserve.

 

Bonjour, pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ?

Bonjour à tous,

Je m’appelle Olivier, j’ai 30 ans je suis originaire de la région Rhône-Alpes, employé de la fonction publique. Je suis réserviste en gendarmerie départementale depuis mai 2008 et j’ai le grade de Brigadier-chef.

 

Quel a été votre parcours pour intégrer la réserve ? Pourquoi avoir plutôt choisi la départementale / mobile ?

Mon parcours a été très simple, j’ai suivi une préparation militaire de gendarmerie au camp de Chambaran dans l’Isère pendant une période de 15 jours. J’ai opté pour la Gendarmerie Départementale car mes renforts allaient être plus sur les weekends. Je ne disposais pas d’assez de congés pour partir en mobile.

 

Avez-vous suivi d’autres formations après votre entrée en réserve ? (DAR, BPT, APJA …)

Après deux années, nous avons fait la demande (avec des collègues réservistes) en interne pour pouvoir passer l’habilitation BPT (formation à l’usage du Bâton).

Ensuite sur un appel à candidat du groupement en 2010, j’ai intégré la formation DAR qui se déroulé en deux parties la théorie en salle puis la pratique à l’école de sous-officier à Montluçon.

Sachant que le DAR était un avant-gout de l’APJA, l’année d’après j’ai postulé pour suivre le cursus. Cela a été un gros travail personnel tout au long de l’année avec une réelle immersion dans les articles de lois et le code pénal.

Puis 2014, Sachant que le secteur on nous étions employés passé en Zone de Sécurité Prioritaire, nous avons fait la demande pour passer l’habilitation TASER. Nous avons été une dizaine à avoir la chance de pouvoir passer l’habilitation.


Des problèmes de conciliation entre vie pro/étudiante et la vie de réserviste ?

Aucun problème de conciliation majeur,

Lorsque j’ai débuté j’ai essayé de tourner sur plusieurs compagnies limitrophes. Maintenant mise à part le fait d’être employé sur la compagnie ou je travaille dans le civil. (C’est un choix de ma part de rester en réserve à cet endroit) puis l’avantage c’est que la circonscription n’a plus de secret pour moi.

 

Pourquoi avez-vous choisi de rentrer dans la gendarmerie en tant que réserviste ? Pourquoi ne pas en avoir fait votre activité principale ?

J’ai choisi d’intégrer la réserve pour avoir un aperçu de la gendarmerie en vue de passer le concours sous-officier de gendarmerie dans la foulée. La réserve m’a permis d’avoir un pied dedans.

Entre temps j’ai obtenu un poste dans la fonction publique, qui me permet toujours d’alterner travail civil/gendarmerie avec des congés en plus spécifique réserve.

 

Comment s’organise les renforts sur votre département ? Quelles sont les missions que vous effectuez le plus souvent ?

Sur le département les renforts s’organise par compagnie, un référent s’occupe de nous demander nos prévisions de disponibilité un gros mois à l’avance. Une semaine après, nous recevons le planning de prévision par unité.

Alors pendant la période de 2011 à 2014, les jours de réserve ont considérablement baissé (budget oblige), puis le passage en ZSP a été du pain béni pour que de nouveau nous soyons ré employé sur les unités concernés.

Les missions sont surtout des renforts unités dans le cadre de la ZSP aussi bien en brigade que dans les PSIG.

 

Comment se déroule un renfort «type » pour vous ? Variez-vous les lieux de renforts ?

Depuis quelques années, nous avons la chance d’être affectés sur les mêmes unités donc une confiance s’est installée entre les gendarmes d’active et nous-mêmes. Généralement, nous sollicitons le gendarme avec qui nous sommes pour le service du jour pour se renseigner sur les directives en cours sur la circonscription, la température avec les jeunes du coin etc…

Après je dirai qu’avant tout il faut être curieux tout en restant à sa place.

 

Combien de renforts effectuez-vous en moyenne par mois/an ? Ces renforts sont-ils pris tout au long de l’année ou regroupés sur de courtes périodes ?

Selon les demandes qui ont évoluées avec les budgets, j’arrive à effectuer une quarantaine de jour par an. Tous les mois, nous sommes sollicités pour effectuer des renforts.

Concernant les instructions, une fois par an, nous sommes réunis dans un camp militaire. La journée se déroule avec plusieurs ateliers (Intervention Pro, Tir, Déontologie) cela permet de revoir les textes, les collègues de PMG, si notre statut n’a pas évolué…

Après en interne, nous arrivons à faire de la formation avec des MIP deux fois par an.

 

Selon vous, quelles sont les qualités nécessaires pour être (un bon) réserviste ?

Les qualités nécessaires sont la curiosité, l’humilité, le volontariat et la PATIENCEEEEEEEEE !

 

Autre chose à ajouter ? C’est ici !

N’hésitez pas à franchir le pas, c’est une belle expérience humaine. La Gendarmerie est une grande et belle famille.

 

Commentaires (3)

  1. Quentin Seïté 3 août 2016
    • Gendarme-reserviste.fr 3 août 2016
      • Quentin Seïté 7 août 2016

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